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A - étudier des fragments détachés de leur contexte (découper, scruter, recoller) :
- Ouverture du film : rite de l’ouverture du regard, franchissement d’un seuil. Maquette de l’ensemble dans le principe du détail qui renvoie à la globalité. Par des motifs musicaux , sonores et visuels, le prologue et le générique informent sur le plan formel (rythme, éclairage, « jeu » caméra, genre, etc.) sur les lieux et leur univers (mer, château-donjon, forêt) leur symbolique (couleurs, plans-tableaux, sons… ).
Ils sont aussi, dans U, un enclenchement narratif et dramatique, par le son autant que par l’image.
- Etudier le générique sans le son, avec le son, de 0’ à 4’07.
- Autres séquences du film à scruter:
- Les rencontres , U/Lazare de 6’51 à 9’07, Mona/Lazare et les Wéwés de 13’55 à 21’.
- La danse autour du feu de 28’07 à 30’07 – Comme le feu réunit les deux communautés, il réunit trois auteurs du film dans un moment de virtuosité : moment de danse des images de cinéma d’animation (S. Elissalde) de danse des couleurs et de lignes avec hommage au théâtre d’ombres, (G. Solotareff) et envolée de musique tzigane (Sanseverino).
- le secret de la licorne de 40’ à 43’: analyse de séquence sur le cahier de notes.
Le Cahier de notes propose, aux pages 21, 22 et 23 une analyse de la séquence 23, “Le secret de la licorne”. Cette analyse est accompagnée, aux pages 22 et 23 de 24 vignettes, une par plan pour 24 des 25 plans composant cette séquence.
Nous proposons d’utiliser ces 24 vignettes comme support à un exercice semblable à celui proposé à propos de “La Belle et la Bête” dans le chapitre sur “Les portes” , 7.
Cela consisterait à dessiner au tableau 24 cadres vides et de faire retrouver par les élèves ce qu’ils contiennent, d’abord par des mots, puis par des dessins stylisés, en essayant de tenir compte de la place prise par les personnages dans le cadre.
Comme cela représente un nombre de cases, donc de plans, assez important, il peut être nécessaire de donner à l’avance certains repères: dedans/dehors, apparition de Kulka, début de la chanson... l’objectif étant de faire passer peu à peu la construction d’une séquence.
Ensuite cette étude peut déboucher sur un travail sur le son au cinéma. Nous rappelons l’exercice de base, déjà proposé entre autres à propos des courts métrages (saison 2007-2008): passer la séquence en muet avant de remettre le son pour bien faire sentir son apport.
Il est également important de bien faire distinguer les sources de son et leur nature: les paroles, la musique, les bruits (source visible ou pas ? ). l’exercice précédent peut être complété par l’inscription sous chaque vignette des sons qui lui correspondent.
La description des plans des pages 21, 22 et 23 est très précise et inclut certains bruits, la musique, les paroles des chansons. Elle peut toutefois être complétée par des indications de son :
PLAN 2. On entend toujours le bruit du ressac
PLAN 4. Un bruit de fond, comme des grillons, un cri de chouette, une voix “hmm..
PLAN 5...qui est celle de Kulka, cri de chouette, papier froissé, plume trempée dans l’encrier, pas de U
PLAN 9. Très lointain un chant d’oiseau, grillons
PLAN 10. Grillons, chants d’oiseaux
PLAN 11. Notes de guitare
PLAN 21. Grillons
PLAN 24. Les bruits de la nuit augmentent et se mélangent.
L’analyse de la construction visuelle de la séquence peut donc être prolongée par une analyse de sa construction sonore : où et comment sont répartis les bruits et les paroles, paroles des personnages et de la chanson, la musique. La séquence musicale montre quoi ? Qui ? etc... L’ensemble des observations pourra alors être mis en rapport avec le noyau de sens de la séquence, le “secret de la licorne” .
B – Mettre à distance– Stratégie du détour– mise en réseau – recherche de résonance
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Les personnages : ils sont tous des animaux parlants, lire l’interview de Solotareff, page 4 du cahier de notes et sur http://www.crdp.ac-creteil.fr/telemaque/document/solotareff.htm pour son attachement à la littérature des fables de La Fontaine, notamment.
Pourquoi ce choix de personnages animaux ? Leur nom : s’interroger sur son rapport avec leur caractéristique individuelle.
Leur voix : reconnaître les voix et associer les dialogues aux personnages. Que nous apprennent-elles des personnages ? (par leur nature, leur texture…)
Quand arrive celle de Goomi par rapport à l’image de son personnage dans la séquence du générique ? que nous fait-elle deviner ?
Rechercher le nom des acteurs qui doublent les personnages, et en écouter certains ou les visionner dans d’autres rôles. (regard sur le métier du doublage)
- la promenade au musée proposée dans le cahier de notes p 28 à 31 pour confronter des images, s’interroger sur les œuvres d’art choisies et leur rapport aux images, à l’histoire du film.
Liens pour trouver les reproductions de quelques tableaux ou décors :
- Le philosophe en méditation de Rembrandt :http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000058774.html
- Le motif du couvre-lit de Mona : http://www.bc.edu/bc_org/avp/cas/fnart/art/19th/gauguin/gauguin_maria.jpg
Info : Le motif de ce couvre-lit reprend le motif de la robe de la Vierge Marie dans le tableau de GAUGHIN « Ia Orana Maria » = « Je vous salue Marie », ces mots sont les premiers mots prononcés par l’Archange Gabriel venant annoncer à Marie l’avènement de sa grossesse divine.
- Les escaliers donnant sur la mer et le donjon, image 4bis, page 29, cahier de notes : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Villa_Malaparte_1.jpg (décor du film « le mépris » de JL Godard)
- Le décor du donjon :http://www.picturalissime.com/g/monet_aiguille_falaise_aval_l.htm et http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000054609.html
La danse autour du feu dans la forêt, image 5, p 29, cahier de notes, et http://www.repro-tableaux.com/a/paul-gauguin/tahitienner-dance-upaupa.html
Mona passe mélancolique au loin, 55’ 29 du film, http://mapage.noos.fr/momina/chirico/chirico.htm
Mama offrant des gâteaux à Monseigneur , image séq. 22, p 18, cahier de notes: http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Agathe_(Zurbar%C3%A1n)
Fabriquer des cartes à images, proposer un jeu d’association (en lien avec le graphique des lieux du film afin de recontextualiser les images).
Peuvent servir de critère d’association : les sujets représentés, les couleurs, la touche, la composition, les points de vue…
Peuvent émerger de ces associations : la représentation picturale et filmique de sensations ou d’états : sinistre, austère, solitaire, amoureux, triste, timide ou de moments et d’ambiances : joyeux, festifs, intimes, sensuels, angoissés …
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Les lieux : le château, la forêt, 2 lieux rencontrés dans « La Belle et la Bête », comparer leur représentation dans chaque film et leur symbolique.
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La musique : connaître des instruments grâce à la relation son et image ( 19’ : présentation des wéwés) et des genres musicaux : tzigane, jazz, rock …
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Mythologie : La licorne, personnage porteur du titre du film, et son secret que l’on ne connaîtra pas, en font un être mystérieux. Cela nous renvoie à nous interroger sur l’origine de son existence, et de ses représentations : elle est issue d’un imaginaire symbolique. Histoire des arts, œuvre à connaître dans les arts du quotidien : Tapisseries « Dame à la licorne », Musée de Cluny, Paris.
C - Faire : prendre en charge une partie de l’acte de création.
- Techniques du cinéma d’animation : le dessin animé . réf. DVD Eden cinéma « le cinéma d’animation » qui propose des fragments de films et des films à visionner, à comparer pour connaître puis reconnaître ces techniques et des exercices à réaliser.
Voir pour techniques de cinéma d’animation : www.lesfilmsdupreau.com
- Les choix esthétiques : très liés à l’art pictural,
- Représentation de paysages, de scènes d’intérieur
- Le travail de la ligne, le travail des couleurs, de leurs nuances, de leur transparence, de leurs effets,
- La représentation de la lumière, de l’obscurité, du clair obscur
- La représentation de la « touche » picturale
mais ces choix sont aussi en lien avec l’histoire du dessin animé et d’autres cartoons (voir le cahier de notes).
Inventer par le dessin au crayon puis au feutre pinceau d’autres personnages de Wéwés libres, cools, sensibles en respectant le choix de Solotareff de personnage/animal. Leur attribuer une couleur, un nom, un don artistique ou une caractéristique et justifier vos choix. Faire diverses représentations de ces personnages en variant leurs « humeurs », et les points de vue, le cadrage.
Réaliser un carnet de dessins en associant des représentations des personnages du film et celles de vos personnages :
Ex. sur la même page, on associe toutes les représentations des personnages en gros plan, ou vus en mouvement, ou boudeurs, ou amoureux…
On cherche d’autres personnages de dessins animés que l’on peut mettre en relation et cela peut déboucher sur une belle exposition, histoire du dessin animé et de leurs créateurs en lien avec l’art pictural. Référence à l’histoire des arts.
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Image et son : sur les images de la danse autour du feu, par exemple, associer d’autres musiques festives.
Comparer des extraits de la traversée de la forêt du père dans « la Belle et la Bête » et de son accompagnement sonore avec l’entrée dans la forêt de U, Mona et Lazare.
Sur le site de l’association « les Enfants de Cinéma » , coordination nationale de l’opération, vous est proposée une grille d’évaluation de l’action en classe : http://www.enfants-de-cinema.com/index.html puis « documents à télécharger » et « Aide à la réflexion pour une évaluation des acquis des élèves », grille élaborée par un groupe de réflexion constitué lors des Rencontres Nationales « Ecole et cinéma ».
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