Nicolas Philibert est né en 1951. Après des études de philosophie, il se tourne vers le cinéma et devient assistant réalisateur, notamment auprès de René Allio, Alain Tanner et Claude Goretta. En 1978, il co-réalise avec Gérard Mordillat son premier long-métrage documentaire, La Voix de son maître. De 1985 à 1987, il tourne divers documentaires de montagne et d'aventure sportive pour la télévision (Christophe, Trilogie pour un homme seul, Vas-y Lapébie !, Le Come-back de Baquet) puis il se lance dans la réalisation de long métrages documentaires qui seront tous distribués en salles : La Ville Louvre, Le Pays des sourds, Un animal, des animaux, La Moindre des choses, dans la clinique psychiatrique de La Borde, ainsi qu’un film-essai, entre documentaire et fiction, avec les élèves de l’école du Théâtre National de Strasbourg : Qui sait ? En 2001, il réalise Etre et avoir qui obtient lePrix Louis Delluc 2002. Avec Retour en Normandie, il revient sur les traces du tournage de Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère de René Allio, réalisateur grâce auquel il fit ses premiers pas dans le cinéma. Tourné en 2009 à la ménagerie du Jardin des Plantes, Nénette est consacré à la doyenne des lieux : une orang-outan femelle en captivité depuis 37 ans.
Les films présentés à Gindou :
- La Voix de son maître (LM, 1978)
Douze patrons de grandes entreprises, face à la caméra, parlent du pouvoir, de la hiérarchie, des syndicats, des grèves, de l'autogestion.
Peu à peu se dessine l'image d'un monde futur...
- La Ville Louvre (LM, 1990)
À quoi ressemble le Louvre quand le public n'y est pas ? Pour la première fois, un grand musée dévoile ses coulisses à une équipe de cinéma : on accroche des tableaux, on réorganise des salles, les œuvres se déplacent. Peu à peu, des personnages apparaissent et tissent les fils d'un récit... La découverte d'une ville dans la ville.
- Le Pays des sourds (LM, 1992)
À quoi ressemble le monde pour les milliers de gens qui vivent dans le silence ? Jean-Claude, Abou, Claire, Florent et tous les autres, sourds profonds depuis leur naissance ou les premiers mois de leur vie, rêvent, pensent et communiquent par signes. Avec eux, nous partons à la découverte de ce pays lointain où le regard et le toucher ont tant d'importance.
- Un animal, des animaux (LM, 1994)
La Galerie de Zoologie du Muséum National d'Histoire naturelle était fermée au public depuis un quart de siècle, laissant dans la pénombre et l'oubli des centaines d'animaux naturalisés. Tourné au cours des travaux de rénovation de la Galerie (de 1991 à 1994), le film raconte la résurrection de ses étranges pensionnaires.
- La Moindre des choses (LM, 1996)
Au cours de l'été 1995, pensionnaires et soignants de la clinique psychiatrique de La Borde se rassemblent pour préparer la pièce de théâtre qu'ils joueront le 15 août. Au-delà du théâtre, le film raconte la vie à La Borde, le temps qui passe, les petits riens, la solitude, la fatigue, les moments de gaieté, l'humour des pensionnaires, l'attention profonde que chacun porte à l'autre.
- Qui sait ? (LM, 1998)
Avec les élèves de la 30e promotion de l'école du Théâtre National de Strasbourg. Ce soir-là, ils ont décidé de se retrouver dans les locaux de leur école pour imaginer ensemble un projet de spectacle dont le thème - ou le prétexte - est la ville même de Strasbourg...
- Être et avoir (LM, 2002)
La vie quotidienne d’une école à « classe unique » dans un petit village du Massif central.
- Retour en Normandie (LM, 2006)
30 ans ont passé depuis Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... ce film que le cinéaste René Allio tourna en 1975 avec des paysans normands dans les rôles principaux, que Nicolas Philibert, jeune assistant réalisateur, avait contribué à recruter. Aujourd’hui, il part à la rencontre de ces hommes et femmes pour les filmer, dans leurs vies d’aujourd’hui.
- Nénette (LM, 2010)
Née en 1969 dans les forêts de Bornéo, Nénette vient d’avoir 40 ans. Il est très rare qu’un orang-outan atteigne cet âge-là ! Pensionnaire à la ménagerie du Jardin des Plantes (Paris) depuis 1972, elle y a aujourd’hui plus d’ancienneté que n’importe quel membre du personnel. Vedette incontestée des lieux, elle voit chaque jour, des centaines de visiteurs défiler devant sa cage.
- En plus des projections de ses longs métrages, le mercredi 24 août à 10h30 dans le louxor, Nicolas Philibert nous offrira une leçon de cinéma.
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