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Le Concert. Mercredi 27 août. 21h30

Pas de projection pour la soirée du mercredi, la Cour de l’école accueille un concert. Après le groupe Momar en 2001 et Macoura Traoré en 2002, nous accueillons cette année Djamel Allam.
Djamel Allam est un chanteur algérien qui émigra en France en 1967 à l’âge de 21 ans.

Né à Bejaia, capitale de la petite Kabylie, il y passera toute son enfance. Un Louis d’or que lui offre sa mère, événement qu’il relate dans une de ses chansons Les rêves du vent, et une carte fournie par les services d’émigration sont les sésames pour partir vers la France. Djamel Allam va sur ses 20 ans. Il appartient à cette jeunesse, enthousiasmée par l’indépendance mais également imprégnée de la culture occidentale. Partir avec un baluchon est alors un rêve partagé par des millions de jeunes partout dans le monde. La France est l’Eldorado de l’ordre du possible pour ce jeune algérien.

Début des années 60, l’Algérie a la potentialité d’être un des grands pays du Sud. Djamel fait partie de ces cohortes d’hommes dont l’industrie française a encore besoin. Il atterrit dans un foyer Sonacotra à Marseille avec ses concitoyens embauchés dans le bâtiment, mais son désir est de devenir chanteur. Depuis son enfance, il est imprégné des chants traditionnels algériens d’expression arabe et kabyle, mais aussi des poètes français comme Prévert et les surréalistes. Des petits boulots, au théâtre du Gymnase à Marseille, jusqu’à ses premiers succès sur scène à Paris, ses pas le ramènent fréquemment en Algérie.

Le succès vient rapidement. En 1974, il enregistre son premier disque, Arjouth, qui signifie Laisse-moi raconter. Ses copains s’appellent Higelin, Brigitte Fontaine, Jean Louis Foulquier, Claude Villers et surtout Léo Ferré auquel il vouera une grande admiration. Il chante - en trois langues, tamazight, français et arabe – les douleurs de l’émigration et le blues de son pays d’origine.

Jusqu’en 1985, entre les tournées, il réussit à mettre trois albums en boîte. Le cinéma, auquel il a été formé à la Cinémathèque d’Alger, le demande. Il tourne pour Alain Corneau dans Fort Sagane, avec Noiret et Depardieu. Enthousiasmé par le rassemblement des musiques du monde organisé au centre Ryad El-Feth en 1985, il décide de séjourner durablement à Alger. Puis un jour d’octobre 88, le 6 exactement, tout bascule. La rue est exaspérée. Les révoltes se multiplient. Djamel décide de repartir pour la France. Ce sera le début d’une longue absence (Djamel ne veut pas parler d’exil) jusqu’en 1996. Il faudra attendre 3 années pour qu’il ressorte un autre album, Mawlud, puis plus tard Le Chant des sources et en 2000 Gouraya.

Discographie de Djamel Allam :

  • Arjouth (Laisse-moi raconter), 1974
  • Argu ( Les rêves du vent), 1978
  • Si Slimane, 1981,
  • Salimo, 1985,
  • Mawlud, 1988,
  • Le chant des sources, 1999,
  • Gouraya, 2000.

Musiques de films :

  • Prend 10000 balles et casse-toi de Mahmoud Zemmouri (1981)
  • La Plage des enfants perdus de Jillali Ferhati (1991)
  • La Goutte d’or de Daniel Duval (documentaire),

Sa carrière d’acteur :

  • Les Sacrifiés de Okacha Touita (1982)
  • Fort Saganne de Alain Corneau
  • De Hollywood à Tamanrasset de Mahmoud Zemmouri,
  • Alice au pays des mirages de Mohamed Rajdi






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