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Carte blanche à la Cinémathèque de Toulouse

Carte blanche à La Cinémathèque de Toulouse

Pierre Cadars, Guy Cavagnac et Jean Paul Gorce lors d'une tchatche 2002.
Photo Nelly Blaya

Présente depuis 17 années à Gindou, la Cinémathèque de Toulouse apportera, grâce à la richesse de sa collection, un autre éclairage sur notre programmation thématique. Il s‘agira de films inédits ou peu diffusés, des films de propagande et documentaires -fictions tournés par l‘armée française, des films de l‘époque coloniale.

Depuis que Gindou existe, ou plutôt depuis que le Festival de Gindou existe, la Cinémathèque de Toulouse dispose chaque année d’une " carte blanche ". C’est pour nous l’occasion de sortir de nos collections quelques raretés qui échappent au tout venant du cinéma. Que pouvions nous à présent dire de l’Algérie qui n’ait été dit cent fois auparavant ? Choix forcément difficile, rarement objectif, puisque, qu’on le veuille ou non, tout ce qui nous vient d’elle fait encore partie de nous. Trop de souvenirs en communs, trop d’espoirs, trop de larmes. En présentant un choix de courts-métrages tournés entre 1957 et 1964, nous n’entendons pas donner des leçons à quiconque puisque quarante ans ne suffisent pas à cicatriser, de part et d’autre, de profondes blessures. Voici donc le portrait éclaté d’une illusion (" La France de Dunkerque à Tamanrasset ") et d’un rêve sur le point d’être réalisé (l’indépendance). Non pour y voir plus clair mais pour alimenter une réflexion toujours brûlantes. A des titres divers, Octobre à Paris (tourné sous le choc des débordements policiers du métro Charonne) et, venant bien plus tard, Certaines nouvelles (film de Jacques Davila, 1976) complètent ces regards croisé. Comme on croise le fer. Comme se croisent les routes.

Pierre Cadars
Délégué Général de La Cinémathèque de Toulouse

   

Le Voyage en Algérie du Général de Gaulle


Certaines nouvelles
Octobre à Paris
de Jacques Panijel
France. 1962. 16mm. 70 minutes
Avec La population algérienne à Paris – Les manifestants parisiens du 8 février 1962

Le 17 octobre 1961, 30 000 algériens manifestent pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu qui leur est imposé. La manifestation est durement réprimée tuant des dizaines d’algériens. Dès le lendemain, Jacques Panijel, commence le tournage de Octobre à Paris pour alerter l’opinion sur la tuerie qui vient de se produire dans les rues de Paris.

Certaines nouvelles
de Jacques Davila
France. 1979. 35mm. 97 minutes
Avec Micheline Presle, Bernadette Lafont, Gérard Lartigau, Caroline Cellier, Frédéric de Pasquale, Roger Hanin, Martine Sarcey, Zouzou, Anémone, Dominique Briand, Gérard Hernandez, Bernard Murat.

La guerre sourde, terrorisme, insécurité permanente, bulletins de radio alarmants. Une plage, deux maisons jumelles, un groupe de ceux que l’on appelle les Français d’Algérie, un îlot de gens qui ne veulent pas entendre parler de la guerre. A côté des maisons jumelles, une vieille bâtisse flanquée de tourelles et de terrasses, d’où s’échappent dès que la nuit tombe, des rires, des musiques populaires. Maisons de rendez-vous, bar nocturne dont on ne voit jamais les clients.

Képi bleu
Production du Service Cinématographique des Armées
France. 1957. 16mm. 12 minutes

Propagande française pour la " pacification " en Algérie.

Dix millions de Français
Production : Gaumont, Pathé, Actualités Françaises
France. 1958. 35mm. 15 minutes

Le voyage en Algérie du Général de Gaule.

Le Rossignol de Kabylie
de Georges Régnier d’après le roman d’Emmanuel Roblès
France. 1963. 35mm. 21 minutes

Fiction " reconstituant " la guerre d’Algérie dans les montagnes.

Le Passager
de Louis Cros
France. 1964. 16mm. 22 minutes

Fiction sur les " porteurs de valise "




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