triste ou gai
archéologue ou astronaute
sur le quai ni faute, ni goût
tranches, arrondis, cadences…
tout plane, tout balance
Au couteau, les traits tirés, sous les couleurs s’offre
une escale ; au chiffon, des plages diffusent sur le grain
un hâle fragile et nerveux.
Masse, volume, perspective… jouer des trois dimensions
pour saisir l’autre.
Étrange étrangère.
Désormais, il ne sert à rien d’être
bavard-ce sont les mains qui racontent.
ESPACE D’UN INSTANT, le regard se taille des voyages
ellipses, triangles ou cubes
sur ces formes, équilibriste
jeu de rôle ou jeu de piste
la parenthèse ingénue
invite
à d’autres
variations
Au rythme des mondes, entre ombres et lumières, un
rien vagabonde, la toile libère enfin la matière,
sans manière, plus de certitudes
à remplir.
Merci
OISEAU OU SIRÈNE, sous les airs, rien de nouveau.
une sueur oblique et tiède se défait des couteaux
un film solaire, une géométrie lascive
peut-être la fracture entre l’absence et les
mots qui nous habillent
L’AMPLITUDE EST RETROUVÉE
nos peaux d’homme sont bien étroites
les droites, adroites, ramassent nos traits
les courbes plongent et plissent l’espace
Des bouts de lumière et de pluie roulent, un voile
flou et brillant se dessine. Nos pupilles s’exilent,
baignées, ivres. Pas d’ordre ici. Tout est presque
tranquille.
Intervalle étrange
les jambes partent où l’on ne marche pas
les mains peignent où tout existe
C.
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