Rencontres 2002
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Les expositions L'accueil de séjours les cinémots de Sylvie Billaud 

Les expositions

Les Rencontres sont aussi l'occasion, chaque année de découvrir les oeuvres d'un artiste peintre. L'exposition est accrochée dans une ancienne grange en plein coeur du village.

En 2002, il s'agira des oeuvres de Gérard Deleuze et de Julien Tenes
  Gérard Deleuze

triste ou gai
archéologue ou astronaute
sur le quai ni faute, ni goût
tranches, arrondis, cadences…
tout plane, tout balance

Au couteau, les traits tirés, sous les couleurs s’offre une escale ; au chiffon, des plages diffusent sur le grain un hâle fragile et nerveux.
Masse, volume, perspective… jouer des trois dimensions pour saisir l’autre.
Étrange étrangère.

Désormais, il ne sert à rien d’être bavard-ce sont les mains qui racontent.

ESPACE D’UN INSTANT, le regard se taille des voyages

ellipses, triangles ou cubes
sur ces formes, équilibriste
jeu de rôle ou jeu de piste
la parenthèse ingénue
invite
à d’autres
variations

Au rythme des mondes, entre ombres et lumières, un rien vagabonde, la toile libère enfin la matière, sans manière, plus de certitudes
à remplir.
Merci

OISEAU OU SIRÈNE, sous les airs, rien de nouveau.

une sueur oblique et tiède se défait des couteaux
un film solaire, une géométrie lascive
peut-être la fracture entre l’absence et les mots qui nous habillent
L’AMPLITUDE EST RETROUVÉE

nos peaux d’homme sont bien étroites
les droites, adroites, ramassent nos traits
les courbes plongent et plissent l’espace
Des bouts de lumière et de pluie roulent, un voile flou et brillant se dessine. Nos pupilles s’exilent, baignées, ivres. Pas d’ordre ici. Tout est presque tranquille.

Intervalle étrange

les jambes partent où l’on ne marche pas
les mains peignent où tout existe

C.

 

  Julien Tenes
L’allure est ce je ne sais quoi d’élégance, de classe, de distinction qui fait que l’on oubliera jamais une femme. Proposer par le trait, l’épure ou la couleur une représentation simpliste s’avère périlleuse lorsqu’on s’expose aux regards. Il s’agit de passer au crible les conventions de l’apparence sociale, les codes de la normalité physique, la peur du ridicule ou la modification de son aspect. Forte de ces racines, de son rang et de sa culture, les prémices d’une projection plastique ne sont pensables qu’assises sur des considérations géographiques.

De l’Orient, j’écoute les cris étouffés, j’admire les silhouettes burinées par le temps …pose un œil…tente de construire de ces écoutes des icônes et des mythes écrasant les postures du paraître médiatique.

Le curry, la cannelle, les sables se mélangent…les terres, le bois et le manganèse se juxtaposent et tendent à ériger les riches valeurs et les formes denses soutenant les lignes courbes et esquissées, caresses orientales de ma sensibilité. Ces ingrédients plastiques épaulent mon œil sculpté par le voyage et les rencontres ; ouvrent mon esprit à une recherche parallèle : de compréhension des contextes socio-historiques et de tentatives de production, reflets de ces âmes.

Ainsi, les échanges entre le sociologue et l’ethnologue fondent le terreau de ma recherche et entretiennent la dynamique fondamentale de production.

Je ne suis emprunt d’aucune vérité, seul mon regard oriente les symboliques affichées. Loin du monde primo-politicien ; j’appose une loupe, la fais glisser de la posture inhibée de revue à la marâtre…mère de tous…pilant du mil…accablée par les regards impudents. De mes vies africaines, je nourris mes supports, mes souvenirs et mes envies. L’unique instant figé me préoccupe et pour le servir ni peinture ni pinceau… " j’accouche " de moment tactile, de sensations profondes, de regards quotidiens et compose sur un mot matinal, une de palabrer ou une réflexion inachevée.

Julien Tenes

   
Sera présentée cette année à Gindou une expo des peintures réalisées par une classe de CE1 après la projection Ecole et cinéma de Rabi, film du réalisateur burkinabé Gaston Kaboré.




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