Rencontres 2001
En Parallèle des Projections

En Parallèle des projections
 


Les Documentaires

   

Guy Cavagnac, entouré de Khaled el Hagar et de Mahmoud Ben Mahmoud
Les Tchatches

Du dimanche au vendredi,
à 17h30,
sous l'Arbre à palabres,
Guy Cavagnac recevait les invités présents à Gindou.
   
Le débat du mercredi....
Partir, de gré ou de force : les raisons et les conséquences de cette migration.

Les intervenants au débat étaient :
- Les représentants de deux organismes dont l'action sur le terrain est irremplaçable : France Arestat de Médecins du Monde et Yamina Vierge de la CIMADE.
- Antoinette Mayol de l'association de Coopération Inter-Régionale ("Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle).
- Momar Kane qui rédige une thèse sur l'errance dans le cinéma africain.
- Juno Varkki, militant pour l'intégration des étrangers en Europe.
- Ahmet Alim, économiste, chercheur, membre du Comité national du Kurdistan.
Tous les débats et toutes les tchatches ont été enregistrés et seront bientôt disponibles sur CD.
 
 

Les apéros concerts....
Après les tchatches, la musique était présente tous les soirs à 18h30

 

Les Troubl'Amours, contant, chantant, accompagnés de leur fidèle orgue de Barbarie, de banjos, d'accordéons, de tambourins et de flûtes. Ils puisent leurs influences à toutes les sources : musiques populaires d'Italie, de Colombie, de Roumanie, du Berry, du Cap-Vert.....

   

Jeff Zima, bluesman américain, installé dans le Sud-ouest de la France depuis une dizaine d'année, étonne le public par l'authenticité de son blues et la fougue avec laquelle il l'interprète.

   
 

Cathon Cataix. Les rimes gouailleuses tournoient et s’entremêlent, les mots sont humour et satire. Construisant un univers bucolique et réaliste, la musique et les textes de Cathon Cataix se fondent dans un jeu d’accords et de trouvailles vibrantes et familières. Pour les découvrir, il existe également depuis mars 2000 un très joli CD intitulé " Des fourmis dans la tête ".

   

Bauhinia. En associant leurs idées, leur vécu et leur son, ils entraînent l'auditoire dans leur monde. Un monde exotique et pourtant si proche. Inspirés par les rythmes latinos et chauds de la bossa nova et du reggae, les deux garçons se sont trouvés dans une approche commune.

   
 

Depuis plusieurs années déjà, les Dusty Bottom's parcourent les routes du grand Sud-Ouest, traînant tout au long de cette épopée rurale leur alchimie musicale, creuset fondamental de la gaieté en nos contrées austères... Les concerts deviennent festifs, joliment dansants, joyeux, spontanés, colorés, imprégnés de passion pure... à suivre...

   
Les Pistons flingueurs. Six musiciens de divers horizons regroupés dans une fanfare où se mélangent des riffs acérés de rock sur des rythmes ska avec la chaleur d'une ambiance
   

Concert de Momar
mercredi 22 août....

Les paroles errantes de Momar

"J’ai toujours considéré avoir eu beaucoup de chance, beaucoup d’amour, beaucoup d’enseignements. Aujourd’hui j’essaie de rassembler tout cela pour tout redistribuer, mais je me méfie des discours personnels, je n’ai pas de message à délivrer." A 30 ans, serein, optimiste et pudique, Momar pose ses pensées sur le bord du voyage. Originaire du Burkina Faso, il a été élevé au Sénégal par son oncle jusqu’à son entrée à 11 ans au Prytanée militaire de Saint-Louis, une école du nord du pays qui distille un enseignement strict à des "recrues" engagées au mérite. A 18 ans survient le grand départ grâce à une bourse attribuée par l’État français. Sa voie littéraire se tracera en France et, à Toulouse, à Fermat, pour une prépa de trois ans, hypokhâgne et khâgne, et une licence de philo non soutenue. C’est la découverte de notre culture, des grands écrivains, des autres pratiques artistiques comme la peinture, et des désillusions : "la police me sautait dessus pour des contrôles incessants, j’ai appris le délit de faciès ; en fait, le racisme en général me faisait plutôt rire. En cours, la formation ne me permettait pas de m’intégrer. Même si les profs sont à l’écoute, le but est en fait de former des élites francophiles pour les renvoyer occuper de hautes fonctions dans leur pays d’origine." En l’occurrence le Sénégal où il ne revient que beaucoup plus tard pour revoir sa famille. Car, aujourd’hui, la vie de Momar est toulousaine. Marié à Juliette, institutrice dans le Tarn, il parle de ces années de rencontres, de la guitare achetée ("un luxe") au début de ses études, des petits boulots, des passages dans les cafés, de cet éloignement avec le continent noir qui lui fait choisir cette année comme sujet de thèse de lettres "La marginalité et l’errance dans le cinéma d’expression française". "Je m’attache à trouver une certaine image de l’Afrique. Après la période littéraire et cinématographique classique (coloniale) sous Sédar Senghor, celle très critique des années 80 sur la corruption et les magouilles, est survenue depuis un courant très sombre et violent. Mon travail consiste à analyser ces périodes et surtout à savoir ce qui va en découler, je crois que l’on va retrouver l’esprit du conte, mais pour développer l’Afrique il faudra que ces contes voyagent, que le cloisonnement entretenu entre pays, peuples ou ethnies s’effondre." C’est l’esprit de Yeelen, le film emblématique de Souleymane Cissé, de cet enfant qui décide de partir pour chanter et raconter sa vie. Avec un groupe formé au fil des concerts et des musiciens toulousains d’horizons divers, Momar entame aujourd’hui cette errance musicale. En grooves arabes, percussions gnawis, blues ou rythmes gitans, influencé par les "passeurs de racines" tels Youssou N’Dour. Dans son dialecte d’origine, pour entrer en communion ou en transe. Une étape du voyage.

   

La rencontre (Sénou Fofana)
Bogolan gauffré

Expositions...

L'exposition de deux artistes qui utilisent le tissu comme support étaient proposées : le bogolan pour Sénou Fofana et des draps ou des sacs postaux pour Maurice Auger.

Ateliers bogolan....
Ouvert à tous, des ateliers de teinture sur bogolan étaient proposés par Sénou Fofana les dimanche et lundi en matinée. En une demi journée et pour 25 Frs, venez vous initier aux techniques traditionnelles de création de bogolan avec un artiste reconnu.


Citadelle du désert I (Maurice Auger)
Terres et acrylique sur toile de chanvre
   

Séjour radio cinéma....

Pour les 15/18 ans, un séjour de 10 jours était organisé par l'association Convergence durant lequel les jeunes ont réalisé des émissions radio diffusées sur la place du village de Gindou.

   
  Les Espaces des Rencontres

   
La cour de l'école

Les séances en plein air s'y sont déroulées, elles sont libres d'accès.
La capacité est de 700 places.
   
Le Cinémobile

Les séances en journée étaient proposées dans le Cinémobile, salle climatisée de 100 places.
   
Le Maquis

Nous connaissons la forte symbolique de ce mot en France et particulièrement dans le Quercy. Ce maquis là ressemblait davantage aux célèbres maquis d'Afrique : on y mangeait, on venait s'y rafraîchir, on y discutait sous l'Arbre à palabres et on y écoutait de la musique,...on y trouvait aussi l'accueil, la billetterie, la boutique festival et la librairie.




© 2008 Gindou Cinéma & Ablaze digital - Tous droits réservés • Mentions légales • Plan du site