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Le
Ciné Tchatche du mois de mars 2006 :
J'ai vu tuer Ben Barka
de Serge Le Péron
En présence de Serge Le Péron
Le samedi 25 mars à 21h au cinéma
l'Atalante de Gourdon.
Le dimanche 26 mars à 18h au cinéma le Quercy
de Cahors.
J'ai vu tuer Ben Barka
de Serge Le Péron
France. 2005. 35mm. 101 minutes
Avec Charles Berling, Simon Abkarian,
Josiane Balasko, Jean-Pierre Léaud, Fabienne Babe, Rony Kramer, François
Hadji-Lazaro, Mathieu Amalric...
Janvier 1966. Dans un meublé parisien, la police découvre
le cadavre de Georges Figon, l'homme qui a fait éclater
le scandale de l'affaire Ben Barka et ébranlé le
pouvoir gaulliste.
Un an plus tôt, Figon, lassé des affaires douteuses
et des escroqueries minables, est à la recherche d'un coup
juteux. Proche du "milieu" depuis ses années de
prison, il se voit confier une mission de grande envergure : produire
un documentaire sur la décolonisation, écrit par
Marguerite Duras et réalisé par Georges Franju, avec
l'aide du célèbre opposant marocain Mehdi Ben Barka,
engagé comme conseiller historique.
Ce projet de film est un piège...
Serge Le Péron
Étudiant à la fac de Vincennes, en pleine ébullition
post-Mai 68, Serge Le Péron anime le groupe Cinélutte,
un collectif qui réalise des films militants sur les grèves
et les conflits dans les usines. En 1975, il co-signe, avec entre
autres Jean Narboni et Danièle Dubroux, des amis de l'Université,
L'Olivier, un documentaire sur la Palestine. Au même moment,
il intègre la rédaction des Cahiers du Cinéma,
alors très en pointe sur les questions politiques. Il écrira
pour la légendaire revue pendant une dizaine d'années,
côtoyant de futurs cinéastes qui ont pour nom Olivier
Assayas ou Hervé Le Roux.
Serge Le Péron signe en 1984 son premier long métrage,
Laisse béton, ou le tendre portrait, onze ans avant La Haine,
d'un groupe d'adolescents en galère dans la banlieue parisienne.
Après un projet de film américain qui n'aboutira
pas, il se consacre à la réalisation de documentaires
et reportages pour le petit écran (notamment le magazine
Cinéma, cinémas). Il faudra attendre l'an 2000 pour
le voir revenir à la fiction, avec un polar décalé,
L'Affaire Marcorelle, du nom d'un juge d'instruction rongé par
la culpabilité, campé par Jean-Pierre Léaud.
Fan de l'acteur-fétiche de la Nouvelle Vague, Le Péron
lui consacre un documentaire et lui confie le rôle de Georges
Franju dans son troisième long métrage, J'ai vu tuer
Ben Barka. On retrouve dans cette évocation de l'enlèvement
de l'opposant marocain, sortie en 2005, les deux marottes du réalisateur
: la politique et la cinéphilie.
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